Merveilles livresques

Supernormal, Robert Mayer

Petite escapade du côté des super-héros avec ce titre choisi dans ma PAL par mon chéri (enfin, c’est un de ses livres mais quand il a fini de les lire il les met sur ma PAL). J’étais curieuse de découvrir ce roman un peu pastiche des comics, et j’ai bien ri.

 

David Brinkley a été le plus grand des superhéros. Mais il est difficile d’être et d’avoir été. Un jour, il prend sa retraite, se marie, commence à perdre ses cheveux, à prendre du poids, et s’installe en banlieue. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, quand une série de catastrophes décime la population de superhéros disponibles pour sauver New York. Plus de Superman, plus de Batman. C’est David qui doit retrouver ses collants, sa cape et son masque pour sauver une Amérique qui doute, en pleine Guerre Froide. Le seul problème, c’est que notre héros est désormais un homme entre deux âges, dont les pouvoirs tombent parfois en panne, et qui se sent complètement dépassé par l’Amérique des années 70, avec son cortège de nouveautés. Il se lance quand même dans l’aventure, et nous emmène avec lui dans un thriller qui plonge avec humour dans les méandres d’une Amérique qui doute, après l’affaire du Watergate et la fin de la guerre du Vietnam.

Fiche livraddict du livre

 

 

 

J’ai plutôt pas mal rigolé avec ce roman mi super-héros, mi-humour noir. Nous rencontrons dès le départ le personnage de David, super-héros à la retraite. Il a été le plus grand (plus grand encore que Superman) mais maintenant il est à la retraite et – chose surprenante – il vieillit et ses pouvoirs avec. Il se surprend souvent à rêver à sa gloire passée, mais préfère la vie calme qu’il mène dans une petite banlieue de New York. Mais, quand des bandits envahissent la ville eu qu’aucun des super-héros que nous connaissons ne sont disponibles (ou ne sont encore vivants d’ailleurs), David est envahi de remords et se demande s’il doit reprendre du service. Pendant une grande partie du tome, il va avancer à tâtons, essayer d’enquêter discrètement tout en restant un peu en arrière.

L’histoire alterne entre des moments avec David, et des chapitres du côtés des méchants ou même du gouvernement (bon, souvent c’est pareil hein). Entre les moments où David enquête et les autres chapitres on comprend petit à petit ce qui se met en place et ce que David aura à affronter. J’ai bien aimé ce personnage, il a un côté pattapouf et mollasson assez sympa et rigolo. Il n’est pas (ou du moins plus) surhumain et c’est marrant de le voir se dépatouiller comme nous on pourrait le faire quoi.

Au fil de l’histoire, il y a beaucoup d’humour, souvent assez noir d’ailleurs, et de petites piques acerbes par ci par là sur la société et sur les Etats-Unis. Il y a aussi beaucoup de références aux super-héros que nous connaissons et sur leurs vies (genre Wonder Woman a laissé tombé son rôle pour devenir rédactrice dans un magazine féministe et défendre le droit des femmes) ou des trucs comme ça. Le roman est truffé de références, et parfois ça fonctionne, mais parfois c’est trop. Disons qu’il y a certaines pages où on se retrouve avec 4 notes de bas de pages car l’auteur parle de 4 joueurs de baseball, un sirop de maïs, un acteur seulement connu des américains et une marque de soda quoi. C’est parfois un peu lourd et ça casse franchement le rythme. Cela donne l’impression que toutes ces références ont été seulement calées pour être calées quoi. En dehors de ce point, qui alourdit pas mal le récit, ça se laisse lire !

 

En bref, une histoire de “super-héros” à l’humour assez cynique qui m’a bien plu, malgré un style un peu alourdis par de trop nombreuses références.

  1. Répondre

    Il a l’air vachement sympa !

  2. Répondre

    Adepte de l’humour noir et d’un style un peu décalé, ce livre pourrait attiser ma curiosité… 🙂 Merci pour ton avis !

  3. Ça a l’air super sympa ! On a bien besoin de rigoler un peu pour le moment. Hop dans ma wishlist ! Merci 😀

  4. Répondre

    J’avais repéré le titre, mais je ne sais pas trop pourquoi, la couverture m’a toujours un peu rebutée. En tout cas, le roman ne semble pas manquer d’humour et de cynisme ce qui me plaît bien 🙂 Dommage, en revanche, pour l’excès de références qui ne semble heureusement pas avoir gâché ta lecture.

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