Merveilles livresques

Lëd, Caryl Ferey

Petite échappée au nord de la Sibérie, avec un polar glacial et plutôt déprimant ! Je vous parle de Lëd de Caryl Férey. Et spoiler alert : plutôt bof pour moi.

 

Norilsk est la ville de Sibérie la plus au nord et la plus polluée au monde. Dans cet univers dantesque où les aurores boréales se succèdent, les températures peuvent descendre sous les 60°C. Au lendemain d’un ouragan arctique, le cadavre d’un éleveur de rennes émerge des décombres d’un toit d’immeuble, arraché par les éléments. Boris, flic flegmatique banni d’Irkoutsk, est chargé de l’affaire.

Dans cette prison à ciel ouvert, il découvre une jeunesse qui s’épuise à la mine, s’invente des échappatoires, s’évade et aime au mépris du danger. Parce qu’à Norilsk, où la corruption est partout, chacun se surveille. Et la menace rôde tandis que Boris s’entête…

Fiche livraddict du livre.

 

 

 

À ne pas lire si vous avez déjà trop froid chez vous, car Lëd va vous donner l’impression d’être au fin fond de la Sibérie. Je vais commencer par vous parler de l’ambiance, de l’univers de ce roman car c’est un de ses gros points forts. Avec Lëd l’auteur nous emmène au fin fond de la Sibérie, à Norilsk, une ville minière. Il fait super froid (genre quand il fait -20 il y a de quoi être content), il fait nuit la moitié de l’année et comme si ça ne suffisait pas c’est aussi la ville la plus polluée au monde à cause des mines de nickel (true story). Vous la sentez cette ambiance bien déprimante, lourde et tout ? Et bien, elle va continuer tout le long du roman. 

Mais cette ambiance, cette lourdeur, ce sont surtout les personnages qui la vivent, qui la subissent même. Il y a d’abord Boris, un flic muté ici car il avait dérangé la direction corrompue. Sa femme, coifeuse mais aussi malade des poumons à cause de la pollution. Les mineurs, Gled, Slava et Nikita, tous plus ou moins abîmés par leur travail, etc. Quand Gled va tomber sur le corps d’un Nenet (un natif de Sibérie) assassiné, tout leur petit monde va être bousculé au fil de l’enquête et des conséquences qu’elle aura sur les uns et les autres.

Cette enquête est importante, elle est le petit fil rouge de tout le roman, mais ce sont surtout les personnages autour qui sont importants et comment ils interagissent autour et avec ce fil rouge. Ce meurtre, va déclencher toute une suite d’évènements qui vont impacter beaucoup de monde, petit à petit. C’est peut-être le seul bémol de ce titre, c’est qu’il est assez lent, surtout sur la première moitié. L’ambiance est pesante et l’auteur prend le temps de la poser, de la mettre en place. Le temps qu’on apprenne à connaître les personnages.

L’écriture a un petit côté journalistique, étant donné que l’auteur a fait un séjour à Norilsk, on a donc un bon retour sur ce qu’est la vie là-bas. Néanmoins, ça reste une vision d’homme blanc français sur ces populations du fin fond de la Sibérie, donc c’est sûrement à nuancer en réalité…

 

En bref, un truc plutôt particulier. Je ne dirais pas qu’il m’a plu, mais il ne m’a pas vraiment déplu pour autant… C’est plutôt mouais, quoi.

    • Vampilou
    • 22 janvier 2021
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    Pour le coup, ce sera peut-être un peu trop particulier pour moi…

      • Sphinxou
      • 22 janvier 2021
      Répondre

      Oui c’était vraiment spécial !

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