Merveilles livresques

Le jour où les lions mangeront de la salade verte, Raphaëlle Giordano

Aujourd’hui, retour sur un chouette roman que l’on m’avait offert à mon anniversaire ! Je ne connaissais pas du tout l’autrice, même si j’avais entendu parler du livre précédent, enfin à peine (juste du titre quoi) et j’ai passé un super moment !

L’homme est un lion pour l’homme… Et les lions ne s’embarrassent pas de délicatesse. Sûrs de leur bon droit, ils imposent leurs vues sans conscience de leur égocentrisme et de leur appétit excessif pour les rapports de force. Ces lions, nous les croisons tous les jours : automobiliste enragé, conjoint gentiment dénigrant, chef imbu de pouvoir, mère intransigeante qui sait mieux que nous ce qui est bon pour nous… C’est ce que Romane appelle la « burnerie » ! Trentenaire passionnée et engagée, Romane a créé pour aider ces félins mal embouchés une société qui leur propose des sessions de relooking intégral de posture et de mentalité. Dans son nouveau groupe, elle a de très beaux cas. Surtout un : Maximilien Vogue, célèbre homme d’affaire, PDG d’un grand groupe de cosmétique, charismatique en diable, mais horripilant spécimen de « burné » égotique. Saura-t-elle le conduire à faire évoluer ses comportements pour l’amener à révéler autrement sa puissance intérieure avec plus de justesse et de respect pour les autres? Une chose est certaine : elle va avoir du fil à retordre…

Fiche livraddict du livre.

 

Dans ce livre au titre des plus extravagants nous allons suivre Romane, une genre de coach de vie et son nouveau groupe. Elle essaye d’aider les gens qui présentent beaucoup de “burnerie”, concept assez rigolo je dois dire. Pour faire simple : des gens très machos dans leur comportement. Elle les aide à changer pour les aider dans leur vie quotidienne. Mais ici, elle va se heurter au plus gros des machos avec le cas de Max, un PDG d’un grand groupe. Nous allons donc la suivre dans ses diverses interventions auprès de ce groupe et plus particulièrement avec ce fameux PDG.

Les personnages de Romane et de Max sont les deux principaux de ce roman. L’une est pleine d’enthousiasme et de bienveillance et l’autre a tout du PDG bien sympathique (ceci est ironique bien évidemment). Ils vont tous deux évoluer au contact l’un de l’autre. Max va petit à petit apprendre à être humain (finalement hein) et Romane va remettre en question ses propres comportements. J’ai trouvé le terme de “burnerie” assez bien trouvé, et plutôt rigolo.

Malgré ce terme fort rigolo, j’aurais bien aimé que l’autrice aille encore un peu plus loin. Derrière cette burnerie est tout simplement dénoncé le machisme (et le sexisme) et ça aurait été bien de l’affirmer un peu plus. Disons que ça aurait pu être un petit plus plus militant et un peu plus fort dans le discours. Là, ça reste doux et un peu bisounours-land, bien que très pertinent sur le fond.

C’est assez étrange de trouver un genre de manuel de développement personnel un peu caché au sein d’un roman au final. Car au fil de l’intrigue, Romane aborde plein de choses, plein de questions que l’on peut se poser à nous-mêmes. Et elle pose les définitions qui vont avec. En cela, ça rejoint un peu les bouquins de développement personnel. Mais, en même temps, l’histoire continue de suivre son cours. C’est assez bienveillant, car tous les personnages finissent par comprendre leurs travers et par régler leurs problèmes avec eux-mêmes et avec les autres. Du coup, c’est peut-être encore un peu trop bisounours-land mais c’est une lecture très feel-good quoi, ce qui n’est pas une mauvaise chose non plus.

En bref, une lecture assez originale. Un mélange sympa de développement personnel et de romance, avec des idées cool mais qui auraient pu être plus développées, plus puissantes – notamment sur le sexisme. Un très bon moment de lecture.

  1. Répondre

    C’est vrai que ce titre est un peu étrange ! Mais du coup, ça donne envie d’en savoir plus, tout comme ta chronique 🙂

      • Sphinxou
      • 23 janvier 2020
      Répondre

      Merci :)!

    • Fugu
    • 21 janvier 2020
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    Ce roman me fait de l’oeil, comme le précédent que j’oublie toujours d’ajouter à mon panier quand je fais mes achats de romans pour les 20 prochaines année (c’est à dire tous les trois mois environ). Un jour il faudra quand même que je m’y mette.

    J’ai la sensation que c’est très à la mode, les mélanges “feel good” et “développement personnel”. Une bonne chose, cela étant, pour tout ceux qui ont besoin d’un coup de pouce pour être plus bienveillants envers eux-même (déjà).

    Bref, tu ne fais que confirmer ce que je me dis à chaque fois : il faut que je les lise. Un jour. 🙂

      • Sphinxou
      • 23 janvier 2020
      Répondre

      Oui c’est une bonne manière d’aborder certains thèmes du développement personnel sans passer par un livre un peu “manuel” 🙂

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