Merveilles livresques

Cogito, de Victor Dixen

De retour de Montreuil, je me suis plongée dans Cogito de Victor Dixen. J’aurais dû le faire dédicacer (je n’étais que 23e de la file après tout), mais j’ai préféré ne pas rater l’hommage à Pierre Bottero organisé par Rageot.

 

Un don du ciel…
Roxane, dix-huit ans, a plongé dans la délinquance quand ses parents ont perdu leur emploi, remplacés par des robots. Sa dernière chance de décrocher le Brevet d’Accès aux Corporations : un stage de programmation neuronale, une nouvelle technologie promettant de transformer n’importe qui en génie.
…ou un pacte avec le diable ?

Pour les vacances de printemps, Roxane s’envole pour les îles Fortunées, un archipel tropical futuriste entièrement dédié au cyber-bachotage. Mais cette méthode expérimentale qui utilise l’intelligence artificielle pour ” améliorer ” la substance même de l’esprit humain est-elle vraiment sûre ? En offrant son cerveau à la science, Roxane a-t-elle vendu son âme au diable ?
Demain, l’intelligence artificielle envahira toutes les strates de la société.
L’ultime frontière sera notre cerveau.

 

J’ai beaucoup entendu parler de ce livre à sa sortie (enfin on l’a vu partout surtout). J’ai lu le premier tome de Phobos (et peut-être le deuxième, je ne sais plus) du même auteur mais ça commence à dater (et j’oublie assez vite mes lectures), donc j’ai commencé ce roman sans trop d’a priori. La thématique me tentait bien (même si un autre de ces récents romans, Extincta, me faisait aussi de l’oeil) et ce fut une bonne lecture dans l’ensemble. 

L’univers et l’ambiance développé·es par Victor Dixen sont, pour moi, les points forts de ce roman. Cette société où les robots prennent de plus en plus la place de l’homme, où le travail manuel perd de la valeur… Certain·es sont embauché·es pour passer derrière le travail des robots, pour récupérer ce qui aurait pu avoir été loupé, et c’est assez intéressant. Les robots sont, un peu comme maintenant, de plus en plus développés et servent de plus en plus à remplacer les humains. Ils occupent toute une partie des emplois et beaucoup d’humains se retrouvent sans rien. En conséquence de quoi, l’équivalent du BAC devient un moment crucial. Les jeunes doivent faire leurs preuves au plus tôt et être sélectionnés s’ils ne veulent pas finir à ramasser les ordures derrières les robots. C’est là qu’intervient l’intelligence artificielle.

Une sorte d’Elon Musk de cet univers a inventé une manière de télécharger des connaissances et des savoir-faire directement dans des cerveaux. Un moyen pratique d’être certain des résultats de vos enfants au bac (surtout quand ils sont censés hériter de grosses entreprises). Roxane, à la vie plus que chaotique, a la chance de se voir choisie comme boursière et d’accéder à l’opportunité de changer de vie. Mais, of course, rien ne se passera comme prévu. Les problèmes mettent un peu de temps à vraiment démarrer avant qu’il se passe beaucoup de choses. Certains aspects du scénario sont assez faciles à deviner. En même temps, difficile de révolutionner le genre. Mais je me suis quand même laissée prendre au jeu. Et la fin ouvre sur quelque chose et des réflexions intéressantes. 

Les personnages ne m’ont pas paru renversants. Rox, bien qu’évoluant au cours du roman, est assez stéréotypée et classique. De l’ado rebelle, en colère contre tout et tout le monde (pour plus ou moins de bonnes raisons), elle va finir par comprendre les raisons de sa colère et tout et tout… Difficile de s’y attacher du coup. C’est un peu pareil avec les autres personnages qui finissent, pour la plupart, par sortir de leurs stéréotypes pour devenir tous beaux et gentils.

 

En bref, c’était plutôt une bonne lecture ; mais surtout car je me suis laissée prendre au jeu et que la thématique et certaines réflexions étaient vraiment intéressantes. Je n’ai, par contre, que très peu eu d’attachement envers les personnages.

    • Kin
    • 17 décembre 2019
    Répondre

    Et bin on a à peu près le même avis je crois ! C’était sympa mais pas fou ^^

      • Sphinxou
      • 21 décembre 2019
      Répondre

      Ouaip, ça résume bien !

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