Merveilles livresques

American Psycho, de Bret Easton Ellis

Aïe ! Je reviens aujourd’hui vous parler d’un livre qui, au final, ne m’a pas du tout plu. C’était plutôt bien parti mais au fil de la lecture ça s’est dégradé. J’ai fini ma lecture tant bien que mal…

 

Patrick Bateman, 26 ans, flamboyant golden-boy de Wall Street, fréquente les endroits où il faut se montrer, sniffe quotidiennement sa ligne de coke, et surtout ne se pose aucune question. Parfait yuppie des années quatre-vingt, le jour il consomme. Mais la nuit, métamorphosé en serial killer, il tue, viole, égorge, tronçonne, décapite.

Portrait lucide et froid d’une Amérique autosatisfaite où l’argent, la corruption et la violence règnent en maîtres…

Fiche livraddict du livre.

 

 

 

 

ALORS. Au départ, c’était vraiment très intéressant, genre vraiment. On découvre le personnage de Patrick Bateman et toute sa clique. Ils sont tous détestables, riches, misogynes et j’en passe. Jusque là tout va bien, enfin entre guillemets. On découvre son mode de vie très particulier, et la plume de l’auteur. Le récit est écrit à la première personne, et on découvre le monde de Patrick par ses yeux. Commencent alors les descriptions à rallonge, sur ce que porte Machin ou quelles crèmes il peut bien utiliser le matin et dans quel ordre. Au début c’est assez drôle, mais on s’en lasse un peu. Surtout quand ça atteint un certain paroxysme avec des reviews d’albums de musique chanson par chanson (oui, oui). Autant vous dire qu’à un moment…j’ai sauté quelques pages !

Pendant un bon bout du roman j’ai été assez intéressée par ce personnage et par la manière dont son côté meurtrier pouvait se manifester. Au début, c’était au détour d’une phrase, le personnage commentant un meurtre passé avant de passer à autre chose. Et petit à petit ça s’est intensifié. Arrive alors le premier meurtre, qu’on supporte comme on peut. Puis, ça ne fait que s’accélérer jusqu’à la fin, tuant de plus en plus de personnes (souvent des femmes, et je vous passe les détails) et de plus en plus gore et dénuée de sens. J’ai déjà lu quelques thrillers qui partent dans le gore et tout mais là c’était parfois un peu trop. J’avais du mal à trouver un intérêt à certains scènes. Dans l’écriture, j’ai eu l’impression que l’auteur se contentait d’en rajouter encore et encore sans vraiment de subtilité. Juste pour choquer vous voyez.

Tout ceci fait que dans le dernier quart du roman, j’avais vraiment hâte d’en finir. J’ai lu en diagonale une bonne partie de la fin à laquelle je n’ai, du coup, pas compris grand chose…

 

En bref, un roman qui présente des points intéressants au départ mais qui par trop en cacahuète ensuite. Et bon dieu que j’ai pu m’ennuyer par moments !

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